législatives 2012
Choisir son député...
Le peuple de France doit accorder une grande importance au choix des parlementaires. J'entends tellement de choses qu'il me semblait utile de faire ce petit papier, mais il m'est surtout apparu nécessaire d'éclairer un peu les choses face au clientélisme ravageur des candidats.
C'est quoi, un député ?
Un député n'est pas un élu local. Il est élu par le peuple pour représenter le peuple de France dans son intégralité. Il est donc inutile d'imaginer qu'il va révolutionner la voirie ou les transports de votre ville, et il peut encore moins vous promettre un logement social... Localement, le député ne peut pas plus que votre voisin, hormis qu'il peut, au nom de son statut, vous accompagner dans certaines démarches. Il est vrai que si vous allez déposer une plainte pour discrimination accompagné de votre député, on vous réservera peut-être un accueil attentif... Et encore...
Le candidat qui promet d'inverser les feux rouges de telle ou telle rue ou qui promet l'ouverture d'une école, ou qui s'engage localement à baisser vos impôts locaux est un menteur !
La mission du député est clairement définie, et son rôle encadré par nos institutions. Siégeant à l'Assemblée Nationale, qui est avant tout un espace de débat, il examine et vote les projets de lois du gouvernement et des autres parlementaires. S'offre à lui la possibilité de les voter en l'état, d'amender les textes (demander une autre formulation ou l'ajout d'éléments, proposer des modifications... ), de refuser les textes, ou encore de s'abstenir de les voter...
Une mission qui caractérise pleinement l'importance du parlementaire est la possibilité de proposer proposer des lois pour répondre aux besoins et aux attentes de TOUS les français. Un député peut proposer, par exemples, un texte pour encadrer les candidatures aux logements sociaux, un texte pour lutter contre les discriminations, il peut proposer que l'alimentation bio devienne obligatoire dans les écoles, etc...
Comme nous pouvons le voir, le député peut intervenir et agir pour la défense des droits des citoyens, et de façon concrète. Mais il est évident que pour proposer un texte de loi, le député doit être un fin stratège et un négociateur aguerri. Il doit choisir le bon moment, le contexte favorable, doit convaincre d'autres députés ayant la même sensibilité sur le sujet, et il a aussi l'option de médiatiser ses propositions pour tenter de forcer les soutiens à son projet... Il peut aussi négocier avec d'autres députés et dire, par exemple : "Toi, tu veux une loi sur la date de la chasse, moi je veux du bio à lécole, alors on s'aide mutuellement..." Cela peut ressembler à du marchandage, mais cela est incontournable.
Le député est une des clés de voûte de notre démocratie. Dans nos institutions, le gouvernement oriente le pays vers une voie et le parlement veille au respect du droit, veillant aux fondamentaux et affinant le fonctionnement de l'État. Chaque parlementaire, dans le débat, se doit d'apporter ce qui est censé être le mieux pour TOUS.
Un député doit incarner et regrouper une dose d'audace, de stratégie, d'écoute, d'analyse, de conviction et d'humanité. Il représente TOUS les citoyens français de sa circonscription, et même les non-français puisqu'il a en charge de veiller aux lois de notre pays !
J'aime a dire que le député ne fait pas la société, mais répond à ses besoins, à son état et à son époque.
Prenons l'exemple du mariage entre personne du même sexe : le député a bien sûr une conviction personnelle, mais il ne lui appartient pas d'imposer sa conviction (personnelle, idéologique ou religieuse). Il peut naturellement donner son opinion et sa vision, mais il doit idéalement se prononcer pour la société ; la société a une demande et il doit répondre à la demande, sans exclure et sans discriminer.
L'époque réclame, et surtout nous confronte à la remise en question de certaines règles ; à chaque époque, il y a de nouvelles attentes. Ce fut le cas sur le droit de vote des femmes, sur l'avortement, sur la peine de mort... Cela peut l'être sur le mariage homosexuel ou le nucléaire... Le député doit répondre aux attentes et aux mutations de la société.
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Législatives 2012 : Cécile Duflot et Danièle Hoffman-Rispal, candidates EELV-PS dans la 6ème circonscription de Paris
Kazansky réalise pour Gambetta Village de courtes interviews des candidats aux élections législatives sur les 6ème et 15ème circonscriptions de Paris.
Tous les candidats ont été ou seront contactés, sans exclusive, ni priorité. Pourvu qu'ils laissent un contact. Si l'interview d'un candidat ne paraît pas, c'est parce que celui-ci n'aura pas pu être contacté avant le 10 juin ou qu'il n'aura pas souhaité être interrogé.
Danièle Hoffman-Rispal,
candidates EELV-PS Front dans la
6ème circonscription de Paris
Nous avions prévu d’interroger séparément Cécile Duflot et Danièle Hoffman-Rispal, car l’une est députée sortante et l’autre est candidate titulaire. Le cas ne se posait pas avec George Pau-Langevin, à la fois candidate et députée sortante. Afin de ne pas donner l’impression de favoriser une liste en lui accordant deux fois la parole, nous avons réalisé l’interview des deux candidates ensemble. Elles ont accepté cette configuration exceptionnelle et nous tenons à les en remercier.
Cécile Duflot, Danièle Hoffman-Rispal, merci d’avoir accepté de répondre ensemble à nos questions, malgré un agenda chargé. Vous vous présentez dans une configuration très particulière, dans cette 6ème circonscription parisienne, car vous, Danièle Hoffman-Rispal, êtes députée sortante et suppléante de Madame Duflot, qui est aussi ministre du nouveau gouvernement. Comment cette candidature originale est-elle perçue par la population des 11ème et 20ème arrondissements ? Et comment allez-vous vous partager les rôles ?
Cécile Duflot : Europe Ecologie-Les Verts et le Parti Socialiste ont fait le choix, au mois de novembre, d’être clairs vis-à-vis des électeurs et de former un rassemblement pour une majorité à l’Assemblée Nationale ; une majorité de gauche et écologiste, et c’est dans le cadre de ce rassemblement que nous sommes candidates ensemble sur la 6ème circonscription. Il se trouve, et c’est la loi qui le précise, que lorsque l’on est ministre, on ne siège pas à l’Assemblée Nationale. Donc ce sera avec grand plaisir que, si les électeurs nous élisent toutes les deux, je resterai ministre et Danièle sera députée à l’Assemblée Nationale.
Danièle Hoffman-Rispal : Depuis que je connais Cécile, j’apprécie beaucoup de travailler avec elle. Ce n’est pas du tout la même personne visible à travers les medias et sur le terrain. C’est tout à fait différent. Nous avons les mêmes valeurs, nous avons les mêmes convictions, nous avons réussi a faire des documents extraordinaires ensemble. Nous allons nous battre sur les mêmes sujets.
Autre particularité de la 6ème circonscription parisienne : elle est très nettement marquée à gauche. Madame Hoffman-Rispal, vous aviez été largement élue en 2007. Ne considérez-vous pas, Mesdames, que pour vous, cette élection est en vérité une formalité ?
CD : Une élection, ce n’est jamais une formalité, parce que c’est la démocratie. Ce sont les électeurs et les électrices qui décident. Mais c’est vrai que la géographie parisienne fait que maintenant, il y a une grande partie de Paris qui est nettement à gauche. Ce dont nous sommes très heureuses. Et c’est dans cet état d’esprit-là, un état d’esprit à la fois de conquête, mais aussi de rassemblement, que nous sommes candidates. On verra le résultat le 10 juin et le 17 juin.
DHR : Ce n’est jamais gagné d’avance, une élection, je suis bien d’accord avec Cécile. En plus, les gens sont un peu saturés aujourd’hui par les campagnes présidentielles, donc il faut expliquer, il faut être sur le terrain. Vous le savez, moi j’y suis depuis des années, et depuis plusieurs semaines, Cécile est avec moi. Nous faisons campagne ensemble et c’est très sympathique.
Dernière question, Mesdames : le Front de Gauche mène une campagne intensive. Jean-Luc Mélenchon est venu lui-même cette semaine soutenir ses deux candidats dans le 20ème arrondissement. Ne craignez-vous pas que la gauche, ainsi divisée, vous retire des voix au premier tour ?
CD : La diversité politique à gauche est utile. D’ailleurs, nous en sommes une incarnation. Nous sommes l'incarnation du rassemblement de la gauche et des écologistes. Par ailleurs, et de toutes façons, nous nous retrouverons quoi qu’il arrive au second tour, et chacun a évidemment le droit de faire campagne comme il l’entend. Il n’y a aucun souci.
DHR : Pas de problème. Le Front de Gauche se présente, avant c’était le PC. Il y a toujours eu à gauche une diversité de candidatures dans les circonscriptions les plus à gauche. Quand on a 19 listes on voit bien à quel point il y a une diversité d’opinions et, en général, on se retrouve tous au 2ème tour. C’est la démocratie, c’est le débat, c’est important.
Mesdames, nous vous remercions.
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Législatives 2012 : en savoir plus sur Monique Bourgoin, candidate Rassemblement Centriste dans la 6ème circonscription de Paris
Kazansky réalise pour Gambetta Village de courtes interviews des candidats aux élections législatives sur les 6ème et 15ème circonscriptions de Paris.
Tous les candidats ont été ou seront contactés, sans exclusive, ni priorité. Pourvu qu'ils laissent un contact. Si l'interview d'un candidat ne paraît pas, c'est parce que celui-ci n'aura pas pu être contacté avant le 10 juin ou qu'il n'aura pas souhaité être interrogé.
candidate du Rassemblement Centriste
dans la 6ème circonscription de Paris
Monique Bourgoin, vous êtes candidate pour la première fois aux élections législatives au titre du Rassemblement du Centre. Sur cette 6ème circonscription de Paris, il y a 19 candidats, dont plusieurs se réclament du Centre. Pouvez-vous nous donner plus de précisions sur le sens de votre candidature ?
Monique Bourgoin : Ma candidature s’inscrit dans une démarche centriste. Rassembler ces centristes c’est un mouvement qui a été créé par Jean Arthuis, ancien ministre des finances. Comme vous avez pu le constater, les centristes se sont malheureusement un peu éparpillés dans plusieurs mouvements. Bien qu’au-delà de tout cela, nous soyons tous très proches. A la place de chaque chef, la démarche viendra par le bas, et non par le haut, de façon à nous rassembler tous, car je suis certaine qu’il y a une 3ème voie, qui est la voie du centre, comme nous l’a montré à son époque Raymond Barre.
19 candidats dans la 6ème circonscription, et certains poids lourds - je pense à Cécile Duflot. Ne craignez-vous pas de ne faire que de la figuration ?
MB : Nous ne nous inscrivons pas dans un rôle de figuration, mais bien dans un investissement auprès des citoyens des 11ème et 20ème arrondissements.
Si les résultats du 10 juin n’étaient pas à la hauteur de vos attentes, qu’en tireriez-vous comme conclusions ? Envisagez-vous votre action dans la durée, éventuellement vers d’autres échéances, ou comme un simple témoignage ponctuel ?
MB : Cela s’inscrit dans la continuité, car lorsque l’on veut faire de la politique, au sens noble du terme, ça ne peut que durer.
Monique Bourgoin, nous vous remercions.
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Législatives 2012 : en savoir plus sur... Hervé Naillon, candidat d'Ecologie Positive dans la 6ème circonscription de Paris
Kazansky réalise pour Gambetta Village de courtes interviews des candidats aux élections législatives sur les 6ème et 15ème circonscriptions de Paris.
Tous les candidats ont été ou seront contactés, sans exclusive, ni priorité. Pourvu qu'ils laissent un contact. Si l'interview d'un candidat ne paraît pas, c'est parce que celui-ci n'aura pas pu être contacté avant le 10 juin ou qu'il n'aura pas souhaité être interrogé.
candidat d'Ecologie Positive dans
la 6ème circonscription de Paris
Hervé Naillon, vous êtes candidat pour la première fois aux élections législatives sur la 6ème circonscription de Paris, au titre d’un mouvement peu connu : Ecologie Positive. Pouvez-vous nous en dire plus car des candidats écologistes, il y en a plusieurs sur cette circonscription, à commencer par Cécile Duflot, l’une de vos concurrentes ?
Hervé Naillon : Ecologie Positive n’est pas un parti ; c’est plutôt la base d’une idée selon laquelle l’écologie doit être partagée avec un bénéfice pour tout le monde ; en sortant du côté moralisateur et en entrant dans la vraie écologie, l’étude de la maison : Ecos Nomos. Je ne suis pas un professionnel de la politique, je fais du conseil en écologie industrielle depuis 14 ans, avec de grands succès dans des entreprise qui ont réussi à faire baisser leur empreinte écologique. Et je constate que ces bonnes pratiques sont inconnues du grand public, inconnues de nos représentants, qui considèrent encore l’écologie comme quelque chose d’accessoire et annexe. Voire qui font des erreurs manifestes, comme la prime à la casse.
Vous vous présentez sur la 6ème circonscription, où il y a 19 candidats. Pourquoi ici ? Avez-vous des attaches avec ce quartier ? C’est un secteur électoral très à gauche, de plus Madame Duflot, ministre, y est elle aussi candidate. N’avez-vous pas peur d’être écrasé par la notoriété et la puissance médiatique de cette candidate ?
HN : Je me présente où j’habite. J’habite depuis 12 ans à Belleville ; je ne vois pas pourquoi j’irais me présenter ailleurs. Etre écrasé, non, les gens de mon quartier saluent cette initiative citoyenne, ils l’approuvent, savent ce que je fais et quel est mon engagement. Ecrasé non, mais libre de parler autrement de l’écologie, oui.
Si les résultats du 10 juin n’étaient pas à la hauteur de vos espérances, qu’envisageriez-vous pour la suite ? Voyez-vous votre candidature d’aujourd’hui comme ponctuelle, comme un témoignage, ou vous inscrivez-vous dans la durée, y compris pour d’autres scrutins ?
HN : Mon engagement, c’est l’écologie. Je continuerai mon engagement professionnel dans l’écologie industrielle, auprès d’entreprises ou de collectivités. En ce qui concerne mon investissement politique, je le vois plus comme de l’information et du partage, plutôt que la recherche d’un mandat.
Hervé Naillon, nous vous remercions.
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TVM est parisien - Législatives 2012 : François Mailloux, candidat NPA dans la 7ème circonscription de Seine-Saint-Denis
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Législatives 2012 : en savoir plus sur... Laurent Baudry, candidat Démocratie Electronique dans la 6ème circonscription de Paris
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Tous les candidats ont été ou seront contactés, sans exclusive, ni priorité. Pourvu qu'ils laissent un contact. Si l'interview d'un candidat ne paraît pas, c'est parce que celui-ci n'aura pas pu être contacté avant le 10 juin ou qu'il n'aura pas souhaité être interrogé.
candidat de Démocratie Electronique
dans la 6ème circonscription de Paris
Laurent Baudry, si vous le voulez bien, présentez-vous et dites-nous quelles sont vos motivations pour cette élection législative, et avec le soutien de quel mouvement vous envisagez de porter votre candidature.
Laurent Baudry : Je suis informaticien et me présente comme porteur d’un projet appelé « Electronic Democracy » ; un projet que je développe afin de faire de la politique par Internet.
Faire de la politique par Internet ? Cela signifie-t-il que vous envisagez de dématérialiser la politique ?
LB : Oui. Je vois la politique comme un mécanisme où les gens utilisent des algorithmes pour prendre des décisions. L’exécutif continuera d'exister, mais plutôt avec des gens chargés d’exécuter des tâches précises que de décider. Je ne vois plus ça comme un système de délégation où l’on vote pour quelqu’un qui décide pour tous. D'un point de vue technologique, on est arrivé à un point où l'on peut trouver d’autres possibilités de converger. Il y aura sans doute des activités politiques qui continueront, mais sans décision.
Pourquoi avoir choisi la 6ème circonscription ?
LB : J’ai grandi dans le 20ème arrondissement, c’est mon quartier ,et quand je viens à Paris, je retourne dans le quartier Bretonneau, où vit toujours ma famille.
Donc, si j’ai bien compris, le cœur de votre projet, c’est de dématérialiser la décision politique. Peut-être aussi de faire des économies ? Mais si vous obtenez un score modeste, qu’envisagez-vous de faire après ? Votre candidature n’est-elle qu’un témoignage ?
LB : J’ai l’intention de rester dans le débat et de porter les couleurs de Démocratie Electronique. Pour moi un score intéressant commencerait à 5 %. Là, on deviendrait un vrai parti politique.
Comme vous ne fonctionnez que par communication électronique, avez-vous quand même un comité de soutien, des gens qui vous entourent, une structure militante ?
LB : Oui, j’ai des gens autour de moi qui m’apportent leur aide. Ceci dit, mon projet est aussi un appel d’offre ; j’essaie de le présenter aux français, comme je procéderais pour le présenter à une entreprise. Qui pourrait être intéressé par ce projet ? Pas les hommes politiques, car l’objectif est de leur piquer leur boulot. Les électeurs, eux, devraient être intéressés, car mon projet permet de court-circuiter les politiciens. De ne pas s'en remettre à des gens en qui on a peu de raisons de faire confiance. Tous les gens que je rencontre, de droite comme de gauche, sont potentiellement intéressés.
Tout se passe par communication électronique, mais avez-vous des contacts physiques avec les électeurs ?
LB : Oui, bien sûr, en France comme en Angleterre. Et je suis régulièrement contacté pour présenter mon projet.
Laurent Baudry, nous vous remercions.
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TVM est parisien - Législatives 2012 : Béatrice Desmartin, candidate du MRC dans la 7ème circonscription de Seine-Saint-Denis
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Législatives 2012 : en savoir plus sur... Régis Rollès, candidat Objecteur de Croissance dans la 6ème circonscription de Paris
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Tous les candidats ont été ou seront contactés, sans exclusive, ni priorité. Pourvu qu'ils laissent un contact. Si l'interview d'un candidat ne paraît pas, c'est parce que celui-ci n'aura pas pu être contacté avant le 10 juin ou qu'il n'aura pas souhaité être interrogé.
candidat de l'Association
des Objecteurs de Croissance
dans la 6ème circonscription de Paris
Régis Rollès, vous vous présentez pour la première fois et vous identifiez comme le candidat du Parti pour la Décroissance. Pouvez-vous nous expliquer de quoi il s’agit en quelques mots ?
Régis Rollès : Je suis en effet candidat pour la première fois aux élections législatives, mais j’avais été candidat antérieurement aux cantonales, et avais participé à la campagne « Europe Décroissance ». J’appartiens à l’Association des Objecteurs de Croissance, qui considèrent comme impossible de continuer à chercher à tous prix à prolonger une croissance qui ne peut pas durer.
Ne sommes-nous pas déjà dans la décroissance puisque tous les indicateurs économiques signalent que nous sommes en récession ? Quelle est la différence entre la décroissance et la récession ?
RR : La décroissance est inéluctable. La réalité, c'est qu’il n’y a pas de ressources naturelles dans le monde pour que 7 milliards de personnes puissent vivre comme nous. Mais il y a moyen d’en faire quelque chose qui a priori peut avoir des aspects positifs, comme échanger notre mode de vie compulsif basé sur l’excitation individuelle pour quelque chose de plus authentique. Ce n’est pas négatif.
Croyez-vous que vous puissiez porter ces idées tout à fait originales au cours d’une campagne législative aussi rapide ?
RR : Ca n’a jamais été plus urgent, puisque ce qui nous est proposé, ce n'est pas le changement, mais l’exacte continuité de ce qui se passe depuis 40 ans, c’est-à-dire la mise en oeuvre de tous les moyens possibles, y compris l’endettement le plus effarant, les pressions les plus impossibles sur l’environnement, pour maintenir l’augmentation de cette croissance, qui à terme n’est plus possible.
Régis Rollès, si les résultats de dimanche prochain ne sont pas à la hauteur de vos espérances, qu’envisagez-vous de faire ? Cette candidature de 2012 aura été un témoignage ponctuel, ou vous inscrivez-vous dans la durée ?
RR : Je serai candidat à toutes les élections, tant qu’il n’y aura pas de candidats réellement écologiques, c’est-à-dire responsables, et qui tiennent un discours cohérent sur l’écologie. Je n’aspire pas à une visibilité publique, mais je suis obligé d’être candidat puisque ce discours n’est pas représenté.
Pourtant il y a 19 candidats, dont beaucoup se réclament de l’écologie, à commencer par Cécile Duflot, la plus connue.
RR : Certes, mais j’invite les électeurs qui ont une vraie conscience écologique à me soutenir.
Régis Rollès, nous vous remercions.
+ d'infos sur la page des candidats parisiens pour la décroissance
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TVM est parisien - Législatives 2012 : Salim Khelif, candidat sans étiquette dans la 7ème circonscription de Seine-Saint-Denis
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Législatives 2012 : en savoir plus sur... Danielle Simonnet, candidate Front de Gauche dans la 6ème circonscription de Paris
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Tous les candidats ont été ou seront contactés, sans exclusive, ni priorité. Pourvu qu'ils laissent un contact. Si l'interview d'un candidat ne paraît pas, c'est parce que celui-ci n'aura pas pu être contacté avant le 10 juin ou qu'il n'aura pas souhaité être interrogé.
candidate Front de Gauche dans la
6ème circonscription de Paris
Danielle Simonnet, vous n’êtes pas une inconnue dans le 20ème arrondissement et la 6ème circonscription de Paris puisque vous êtes déjà élue, conseillère de Paris et Maire-Adjoint du 20ème arrondissement. Qu’est-ce qui vous motive à vous présenter aux élections législatives dans cette 6ème circonscription qui peut être très difficile à conquérir, car si ce territoire est largement ancré à gauche, vous avez en face de vous Cécile Duflot et Danièle Hoffman-Rispal, sa suppléante, qui est députée sortante.
Danielle Simonnet : Cinq élus PS et EELV en plus, ça ne changera pas la donne, alors que dix élus Front de Gauche à l’Assemblée Nationale, ça permettra de porter des exigences. Personnellement, j’ai soutenu ici énormément de luttes, sur ce quartier en particulier, effectué tout un travail en direction des associations, et je veux continuer ces batailles à l’Assemblée Nationale.
Cette semaine, Jean-Luc Mélenchon est venu vous soutenir, ainsi que le candidat Front de Gauche dans la 15ème circonscription. Vous y mettez les grands moyens : on voit vos affiches partout, Jean-Luc Mélenchon vient en personne vous soutenir. Cela démontre-t-il une ambition marquée pour ces deux circonscriptions ?
DS : Jean-Luc, je le connais depuis longtemps, et il aime bien ce quartier populaire auquel il est très attaché. Par rapport à votre question sur Duflot : on voit bien qu’il y a deux parachutages différents ; il y en a un qui se met au service de la gauche et qui assume d’aller combattre le Front National, là-bas, à Hénin-Beaumont ; alors que Cécile Duflot, après son épisode tragi-comique avec Danièle Hoffman-Rispal, on a l’impression qu’elle met la gauche à son service.
Considérant les résultats des élections présidentielles et la campagne que vous avez menée, on peut penser que vous ferez un score honorable. Si ce n’était pas le cas, quelle serait votre implication dans le futur ?
DS : De toutes les façons, je continuerai à m’engager, quel que soit le résultat. Ca fait si longtemps que je milite ici. Mais on ne sait pas dans quel ordre sera le résultat. Je pense que c’est sûr, je serai au deuxième tour. Après, on verra bien.
Danielle Simonnet nous vous remercions.
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