expositions

"Syrian Exodus", exposition chez Confluences

SYRIAN EXODUS
Photographies d'Agnès Varraine Leca
Série réalisée en Syrie, Turquie, Liban, Jordanie en novembre 2012

Exposition du 2 mai au 2 juin 2013
chez Confluences

Vernissage le 2 mai à 18h

La galerie est en accès libre du lundi au vendredi
de 10h à 18h et les soirs de représentations.


© Agnes Varraine Leca

Face à la recrudescence des violences et des bombardements, les Syriens n'ont d'autres choix que de fuir vers les pays frontaliers. Réfugiés dans des camps comme celui de Zaatari en Jordanie, vivant dans des campements isolés dans la plaine de la Bekaa au Liban, ils sont estimés à près d’un million en mars 2013. Selon l'ONU, ils seraient également deux millions à être déplacés sur le territoire syrien, vivant sous tentes, dans des conditions de vie difficiles. Ce travail photographique, réalisé fin 2012, témoigne de cet exode syrien et des drames humains qui se jouent toujours, deux ans après le début de la révolution syrienne qui a fait à ce jour plus de 70 000 victimes.

CONFLUENCES, lieu dengagement artistique
190, boulevard de Charonne, 75020, Paris
Métros Alexandre Dumas / Métro Philippe Auguste
 

Festival des Canotiers, 6ème édition du festival Ciné-concert de Ménilmontant

L’association Les Canotiers
présente

la 6ème édition
du Festival Ciné-concert de Ménilmontant

en plein air, place Maurice Chevalier
Ménilmontant, Paris 20ème

Du 2 au 9 juin 2013
Tous les soirs à partir de 20h
Un concert et un film gratuits
Avec une rétrospective spéciale Frehel

Toujours dans la volonté de proposer et de soutenir une manifestation qui réponde aux attentes des habitants du quartier, le Festival des Canotiers, Ciné-concert de Ménilmontant 2013, offrira en plus de sa programmation musicale et cinématographique :
- Des expositions photos et peintures d’artistes en lien avec le cinéma et/ou la musique
- Une carte blanche à une compagnie de danse qui investira la place Maurice Chevalier sur une musique de film…
- Une gazette associative donnant la parole aux habitants du quartier...

Voir le dossier de presse du festival

+ d'infos sur le site des Canotiers
 

"Mandrake a disparu", exposition collective à l'Espace Khiasma

MANDRAKE A DISPARU
exposition collective
à l'Espace Khiasma

du 22 mars au 25 mai 2013
vernissage le jeudi 21 mars à partir de 18h30

En faisant référence au dispositif du tour de magie, Mandrake a disparu énonce un espace et un régime particuliers de l'illusion. Organisée autour de la figure du magicien de divertissement dont Mandrake pourrait être le nom générique, cette magie avec opérateur - qui rappelle à dessein le cinéma primitif - est abordée ici comme un espace de connivence.
L'illusion est ainsi ce qui paradoxalement permet de voir, le tour une manière de nous apprendre à regarder à la lisière et le magicien un intercesseur qui accompagne la naissance et la disparition des images. En projectionniste, il ouvre le spectateur à ce qui n'est pas encore là.
Que serait alors la magie sans magicien que suppose le titre de l'exposition ? L'entrée peut-être dans un nouveau régime : celui de la simulation, où l'opérateur laisse place à des calculs mathématiques et où la magie n'est plus un terrain d'apprentissage du visible mais une stratégie de dissimulation.
Suivant la piste d'Isabelle Stengers et Philippe Pignarre qui voient dans le capitalisme contemporain un système sorcier sans sorciers, c'est-à-dire une forme insaisissable et désincarnée qui agit en envoûtant, Mandrake a disparu interroge cette situation particulière de magie sans prise que suppose la simulation.
Cette première exposition d'une série consacrée à cette question convoque nombre d'artistes qui, à rebours de ce régime de disparition, continuent d'imaginer des magies frustres, des récits et des détournements comme autant de signes de présence invitant à l'expérience collective des images qui viennent à nous.

Avec : Ismaïl Bahri, Badr El Hammami, Maïder Fortuné, Claire Malrieux, Julien Prévieux, Alexander Schellow

ESPACE KHIASMA
15, rue Chassagnolle, 93260, Les Lilas
Tél : 01 43 60 69 72
Réservation : info@khiasma.net ou www.khiasma.net
Métro Porte des Lilas ou Mairie des Lilas

 

TVM Est parisien : exposition "L'intervalle", à la Maison Populaire et aux Instants chavirés, à Montreuil

Second volet du triptyque Le tamis et le sable, l’expo L’intervalle est à découvrir jusqu’au 29 juin à la Maison populaire de Montreuil et jusqu’au 26 mai aux Instants chavirés, toujours à Montreuil
Commissaires en résidence : Anne-Lou Vicente, Raphaël Brunel et Antoine Marchand
Artistes : Kajsa Dahlberg, Jeremiah Day, Julien Discrit, Jason Dodge, David Horvitz, Kapwani Kiwanga

En savoir + : www.maisonpop.fr / www.instantschavires.com

Source : TVM EST PARISIEN
 

"All this here / tout est là", exposition au Pavillon Carré de Baudouin

200ALL THIS HERE / TOUT EST LA
Exposition collective
Du 08 mars au 19 mai 2013
Pavillon Carré de Baudouin
Entrée libre

Vernissage le 07 mars à 18h30

Du 8 mars au 19 mai, le pavillon Carré de Baudouin accueille une exposition collective qui interroge les rapports entre l'art et le quotidien.

L’exposition All this here/ tout est là regroupe le travail de 13 artistes, pour certains émergents, pour d’autres confirmés : Ignasi Aballi, Bruno Botella, Didier Courbot, Estrella Estevez, Michel François, Mireille Gros, Charles Lopez, João Modé, Nicolas Pinier, Mathieu Roquigny, Kirill Ukolov, herman de vries et Jessica Warboys. Chacun d’entre eux abordent à leur manière les liens qui unissent l’art et l’ordinaire, l’art et la nature.
Si les modes d’expression diffèrent d’un artiste à l’autre (vidéo, photographie, installation, sculpture, etc.), c’est dans leur environnement immédiat que tous se tournent pour puiser la matière de leur création. Ainsi en phase avec les éléments, ils nous donnent à voir la nature autrement, ils nous révèlent à notre ordinaire avec simplicité et poésie. Car, comme le souligne le philosophe Maurice Merleau-Ponty, « Il est vrai que le monde est à la fois ce que nous voyons, et pourtant il faut apprendre à  le voir. »
Transfigurer le quotidien, le voir différemment, non pas dans sa banalité mais dans sa potentialité, tel est l’objectif de cette exposition présentée par la mairie du 20ème au Pavillon Carré de Baudouin.

Pavillon Carré de Baudouin
121, rue de Ménilmontant, 75020, Paris
Tél : 01 58 53 55 40
Ouvert du lundi au samedi de 11h à 18h

Source : www.mairie20.paris.fr
 

Portes ouvertes des Ateliers du Père-Lachaise Associés

Pour la 25e année consécutive, 64 artistes (peintres, sculpteurs, graveurs, photographes) des Ateliers du Père Lachaise Associés ouvrent leurs portes.
Ce rendez-vous bi-annuel conjugue une balade parisienne atypique avec la découverte d’ateliers ou de galeries-boutiques et propose  un échange fructueux entre les artistes et les visiteurs. Dans chaque lieu, les artistes sont présents pour expliquer leur démarche, faire découvrir leurs œuvres et leur univers ; tous sont reconnus pour la qualité de leur travail. Les visiteurs, réguliers ou occasionnels, appréhendent ainsi une technique artistique, les outils et matériaux qui ont servi à la réalisation de l’œuvre et repartent parfois avec une œuvre car toutes sont à vendre.
"Cette manifestation est une fenêtre sur diverses formes de l'art actuel dans le sud du vingtième arrondissement. Pour chaque visiteur, nous offrons un accès direct à la création plastique. Nous souhaitons que le lien social ainsi créé permette en retour aux artistes de mieux vivre leur art", déclare René Celhay, président de l’association et peintre.

Comment se diriger pour faire le parcours ?
Il suffit de se munir du plan-guide en le téléchargeant sur le site de l’Association ou en se le procurant à la Mairie du 20ème, à la Médiathèque Marguerite Duras et dans les Points-Infos (disponible 15 jours avant les Portes ouvertes).
La Librairie Equipages expose durant tout le mois de mai les petits formats des artistes de l’Association. Dans chaque Point-Infos, un classeur présente le CV de chaque artiste ainsi que la reproduction d’une de ses œuvres.
La déambulation est libre et chacun peut déterminer son parcours en fonction d’une technique artistique ou d’un coup de cœur pour un artiste.
Les découvertes ne se bornent pas au monde de l’art. Le quartier de la Réunion - compris entre le mur sud du Père-Lachaise, le Boulevard de Charonne, la Porte de Bagnolet au Nord-Est et Nation au Sud-Ouest - renferme de nombreux trésors : les passages bucoliques, les maisons en meulière, les vieux immeubles pleins de charme, les petites places, les squares tapis dans la verdure ou les architectures ultra-modernes. Certains endroits sont des coins de campagne alors que d’autres sont pleins d’animation. Ce sont tous ces contrastes, si caractéristiques du 20ème, que les « Portes ouvertes » invitent aussi à découvrir.

Le cimetière du Père-Lachaise, source d’inspiration
L’association a proposé aux artistes qui le souhaitent de choisir une personnalité reposant au Père-Lachaise et de créer une œuvre qui lui rendrait un hommage personnel. Ces œuvres seront exposées et visibles dans leurs ateliers durant les trois jours de portes ouvertes.

Tirage au sort
L’association A.P.L.A. organise un tirage au sort gratuit pour les visiteurs afin de leur faire gagner des œuvres d'art petits formats.
Pour y participer, il suffit de remplir le coupon de participation au tirage au sort rattaché au plan-guide et de le glisser dans les urnes mises à disposition dans l’un des Points-Infos.
Les œuvres à gagner sont exposées en évidence dans les ateliers des artistes participant à cette initiative.

Informations pratiques
Samedi 18 au lundi 20 mai 2013 de 14h à 20h – Entrée libre
Site internet : www.apla.fr
Renseignements pour le public au 06 66 29 92 66
Points-Infos :
- La Librairie Equipages - 61, rue de Bagnolet, 75020, Paris
- Café 96 - 96, rue de Charonne, 75020, Paris
- Atelier 14 - 15, rue Capitaine Tarron, 75020, Paris
- Atelier 28 - 24, rue de la Réunion, 75020, Paris

Plan-guide gratuit remis dans les Points-Infos, à la Mairie du 20ème et à la Médiathèque Marguerite Duras ou téléchargeable sur le site internet de l’APLA.
 

Les photos de l'expo Issiakhem Didou dans le nid de la Py chante au Coin du Bua

Didou Issiakhem, un oiseau rare, est venu se poser dans le nid de la Py Chante au Coin du Bua le week-end du 4 et 5 mai 2013.

Reportage photographique de Michel Bammez
Texte d'Isabelle C.

 
Didou ISSIAKHEM


Didou Issiakhem, artiste peintre, Paris vingtième.

Je l’avais croisé un soir sous son casque, la lumière d ‘un sourire dans la nuit.
Il allait au travail, peintre le jour, veilleur la nuit.
Veilleur, le métier l’a sauvé de ses insomnies !
Mais l’homme traite aussi les triptyques !!
Format inégal accolé à son complément, dégradé ou cassure, à même le support avant la couleur, un rythme du temps.
Naitre-vivre-mourir, voilà comment il traite.

Il peint ce qu’il a toujours vu. Cette baie d’Alger où se côtoient levers de lune et de soleil, à sa fenêtre. Là où il est né.

Issiakhem, c’est votre prénom lui dit elle, …ben …, Issiakhem, c’est plutôt un nom dit Didou.. Un nom algérien berbère. Un concentré d’érosion, semble-t-il, presque impossible à raconter.

La lune c’est une sphère qui l’accompagne, partout, et ce n’est pas l’omniprésence de l’astre qui est le plus remarquable dans sa peinture, mais cette faculté à en déployer la lumière.
Ou non.
Cette lumière des poètes pleine de mystère, ce jeu dans l’eau.

Il dit, Didou, qu'il n’aime pas les angles. Il le dit avec cette rondeur de ton qui enrobe et rassure. Les mots s’échappent du sourire. 
Didou travaille à la campagne. La campagne à Paris. D’abord l’aventure du «Carosse».
Un squat qui a fini en citrouille. Puis le garage de Marie-Ange.
Depuis le « Carosse », il y avait la vue sur un immeuble, et il l’a saisie dans ce contraste des temps, une façade moderne entre cheminée de briques nettement découpée dans la nuit, et cette lune sans reflet.
Acrylique sur contreplaqué, angles arrondis.

Le garage, c‘est un peu les profondeurs. Plus de fenêtre désormais. Une antre, opportunité d’introspection.
Alors se décline l’être plus loin. Le lien, les rites, l‘histoire. La forte symbolique du masque.

Rondeurs ocres et terres évoquant les masques d’Afrique ou noir et blanc  plus stylisé, suspension et moustaches à la Dali, graves ou comiques, toujours démultipliés.

Le chiffre 3 me poursuit, il dit Didou. C’est donc à une exposition en trois actes, qu’il vous convie.
Un, la terre natale,
Deux, les images de la souffrance au travers une illustration de poèmes d’une amie, petite fille d’un rescapé « d’Auswitch » produisant 6 formats carrés plus qu’étonnants,
Trois, les masques.
Pour cette dernière « salle » (je mets des guillemets car nous sommes dans un garage mais néanmoins dans ce petit volume d’exposition il y a un réel espace de progression), il raconte, à l’origine de ce projet une joyeuse histoire de frontière entre le Kenya et l’Ethiopie, un rite ancestral consistant à se maquiller mutuellement, peindre le masque à même la peau, entre voisins, et parfois de façon incroyablement moderne.
Et l’on sent alors, à ce point de l’échange, quelque chose en soi de cette lumière du sourire de Didou Issiakhem.
Un reflet, fragile et dansant.
La nuit, un voile de lune.
Une baie.

Isabelle C.